
Il y a des galettes qu’on goûte. Et puis il y a celles qui restent en tête.
La galette d’Alexandre Boudry fait clairement partie de la seconde catégorie.
Nichée dans un village du Gard, à Marguerittes, à quelques minutes de Nîmes, cette galette frôle ce qu’on peut appeler, sans trembler, la meilleure galette des rois qu’on ait mangée ces dernières années. C’est aussi parce qu’elle a été elue meilleure galette des rois en 2025 et 2026 !
Une frangipane intensément gourmande, un goût d’amande franc et assumé, et surtout un feuilletage de très haut niveau. Rarement l’équilibre entre générosité et précision aura été aussi juste.
Une galette qui assume la gourmandise
Dès la première part, le message est clair : ici, la frangipane n’est pas timide. Elle est pleine, dense, généreuse, avec un goût d’amande qui s’impose sans détour. Un goût franc, et prononcé d’amande, qui rappelle ce qu’une galette devrait toujours être : une pâtisserie de plaisir.
Cette intensité vient d’un choix fort : une poudre d’amandes de Provence, travaillée en amont, torréfiée maison. Une étape essentielle, qui donne à la frangipane une profondeur aromatique exceptionnelle, légèrement toastée, très persistante en bouche.
La crème est enrichie d’une crème pâtissière vanillée, réalisée avec de la vanille de Madagascar. Le résultat n’est ni lourd ni écœurant : c’est rond, enveloppant, parfaitement équilibré.
Le feuilletage comme colonne vertébrale
Impossible de parler de meilleure galette des rois sans évoquer le feuilletage. Ici, il ne sert pas de simple support. Il structure la dégustation et ne joue pas les second rôle de la frangipane et est aussi gourmand qu’elle.
Alexandre Boudry travaille avec un beurre de Normandie à 84 % de matière grasse, choisi pour sa puissance aromatique et sa capacité à développer un feuilletage net, croustillant, régulier. La technique employée, le feuilletage inversé, demande plus de temps, plus de précision, plus de rigueur. Donc elle offre un résultat sans comparaison : une pâte fine, aérienne, qui croustille sans se briser.
À la coupe, les couches sont visibles. À la dégustation, elles fondent.
Une galette qui respecte le temps long
On remarque le choix du rythme de cette galette. Rien n’est précipité. Le rayage est réalisé à la main, dans un style pithiviers classique, élégant, sans surcharge. La dorure est maîtrisée, subtilement enrichie de crème pour une brillance naturelle.
À la sortie du four, un léger sirop vient fixer l’ensemble. Elle apporte une touche finale, celle qui relie le croustillant extérieur au fondant intérieur.
Même la cuisson est pensée avec douceur : température modérée, cuisson homogène, respect de la pâte. Ici, on préfère la patience à la démonstration.
Ce qui distingue vraiment cette galette
Ce n’est pas une galette “concept”, ce n’est pas une galette “réseaux sociaux”. C’est une galette de pâtissier, au sens noble du terme.
Une galette qui repose sur :
- la qualité des matières premières,
- la maîtrise technique,
- et surtout, une idée claire du goût que l’on veut atteindre.
Si l’on devait résumer :
👉 beaucoup d’amande,
👉 un feuilletage d’école,
👉 aucune concession.
Et c’est précisément pour cela que la galette d’Alexandre Boudry mérite de figurer parmi les meilleures galettes des rois, bien au-delà du Gard.

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